Qui suis-je au-delà des rôles que je joue ?
Combien de fois, aujourd’hui, avez-vous changé de « costume » sans même vous en rendre compte ? Le matin, vous étiez la mère / le père qui prépare les enfants, puis la collaboratrice, puis l’aîné(e) qui prend des nouvelles des parents, l’ami(e) sur qui l’on peut compter, la compagne… Tant de rôles, portés comme des costumes les uns après les autres, parfois superposés et souvent sans pause.
Et puis un jour, quelque chose se fissure. Une rupture, un licenciement, un burnout, le départ des enfants, un problème de santé, le corps qui lâche, ou simplement une lente érosion intérieure que vous sentez s’installer. Une forme de « je n’en peux plus », des agacements, une colère disproportionnée, une sensibilité accrue…. Cette sensation d’être là sans être là, de vous sentir au mauvais endroit … cela vient par période puis repart mais c’est bien là… J’appelle cela « La crise de vie ». A son extrême, une nuit noire de l’âme.
Les rôles qui structuraient votre vie s’effondrent ou se transforment, et une question surgit, brute, presque vertigineuse : si je ne suis plus cela… alors qui suis-je ?
C’est la nuit noire de l’âme…plus ou moins longue selon certains. Une période de grande déconstruction intérieure. Je connais, je l’ai vécu.
C’est souvent à ce moment-là, que commence un véritable chemin de retour à soi.
Par cet article, je vous propose d’explorer la différence entre l’identité de rôle (ce que nous faisons, montrons) de l’identité d’essence (ce que nous sommes, profondément). Nous verrons ensuite comment la numérologie, la thérapie brève, l’EFT, canalisation et même le Tarot peuvent, chacun à leur manière, vous aider à faire la lumière sur cette distinction. Enfin, comment à travers un travail thérapeutique nous pouvons repérer les rôles devenus trop envahissants.
1. L’identité de rôle : ce costume que nous portons au quotidien
L’identité de rôle est celle qui se construit au fil de notre histoire : l’éducation reçue, la place occupée dans la famille, les attentes sociales, le métier attendu, le métier exercé, le statut conjugal ou parental. Elle répond à la question « je fais quoi ? » et non à « qui suis-je ? ». Car nous ne sommes pas nos rôles. Ce sont des rôles.
Le psychanalyste Carl Gustav Jung utilisait le terme de persona, en référence au masque que portaient les acteurs de théâtre dans l’Antiquité. La persona est ce visage social que nous présentons au monde : elle nous permet de nous adapter, de communiquer, de tenir notre place dans un groupe. En soi, ce n’est pas un problème, c’est même indispensable à la vie en société. Mais jusqu’où ? A combien êtes-vous infidèle à vous même dans ce moment-là ?
La survie s’installe lorsque nous nous identifions totalement à ce masque, que nous oublions qu’il s’agit d’un rôle parmi d’autres. Cela peut prendre des formes très concrètes :
La femme qui « doit » tout gérer : la maison, les enfants, le couple, parfois un parent vieillissant. Elle finit par croire que son identité se résume à sa capacité à porter les autres.
Le professionnel performant, identifié à son poste, titre, utilité dans l’entreprise et qui se sent « vide » dès qu’il n’est plus en train de produire.
L’aîné(e) de la famille, désigné(e) très tôt comme celui ou celle « sur qui on peut compter », et qui n’a jamais appris à demander de l’aide. Celui ou celle qui « ne se plaint jamais », qui sourit, qui tient bon, et qui, derrière cette force apparente, ne sait plus très bien ce qu’il ou elle ressent vraiment. Il/elle devait donner l’exemple très tôt. Il/elle a même pu prendre le rôle des parents dans certains cas parce que « ‘c’est toi l’ainé alors tu gardes tes frères. Je compte sur toi » ou que par l’absence d’un parent, d’un parent défaillant, il le remplace plutôt que de vivre sa jeunesse. Cela développe le sens des responsabilités certes, mais parfois au détriment du jeu que l’enfant devrait vivre alors.
Ces rôles sont souvent des réponses intelligentes et adaptées à un contexte donné : familial, éducatif, professionnel. Mais lorsqu’ils deviennent la seule définition de soi, ils enferment. Et lorsque le contexte change : retraite, séparation, enfants qui quittent le foyer, reconversion, vous vous retrouvez face à un vide identitaire qui peut être extrêmement déstabilisant. C’est cela la « nuit noire de l’âme » : non pas une perte, mais le dévoilement brutal d’un manque de fondation au-delà du rôle. Vous pouvez vous sentir dépouiller de vous-mêmes : mais qui suis-je en réalité ?
2. L’identité d’essence : la part de nous qui ne change jamais
À l’opposé, on retrouve l’identité d’essence. C’est ce qui demeure constant, quel que soit le contexte, le métier, le statut, l’âge ou même la culture. C’est votre « signature » profonde de l’Etre, ce que les traditions spirituelles nomment parfois l’âme, le Soi, la nature originelle, ou encore l’étincelle divine. Je l’appelle « Notre Nature Profonde » là où rien ne se joue mais se vit et même vibre.
Cette essence ne se « fabrique » pas : elle se révèle ou plutôt, se retrouve lorsque la crise frappe à notre porte. Souvent à l’enfance, avant que trop de conditionnements ne se mettent en place, ce moment où l’on était, nous étions pleinement nous, sans calcul, sans masque. D’autres la retrouvent dans des instants de grâce : un moment de création, de contemplation, de connexion à la nature ou au sacré, où le temps semble suspendu et où nous nous sentons à « notre juste place » comme une évidence brute qui ne se justifie pas. Elle se vit.
L’identité d’essence porte souvent une tonalité, une mission discrète qui traverse toutes les périodes de notre vie, même lorsqu’elle s’exprime à travers des rôles très différents. Une personne dont l’essence est tournée vers la transmission pourra l’exprimer en tant qu’enseignante, puis en tant que mère, puis en tant qu’accompagnatrice. Le rôle change, l’essence demeure. Nous disons parfois « c’est dans mon adn ». En effet, comme quelque chose de profond et d’inaltérable.
C’est précisément par des outils comme la numérologie, l’astrologie, les annales akashiques, le tarot, la thérapie brève, ou encore l’EFT que je vous montre le chemin perdu pour revenir à votre essence. Il y a rarement un « waouh je ne savais pas ». C’est plutôt « cela résonne en moi, oui c’est ça, c’est moi », comme un voile de l’oubli qui se lève.
Et alors, vous retrouvez un sentiment de légitimité, vous sentez à votre juste place. Vous pouvez envisager ce passage de vie autrement, non comme une crise mais un révélateur libérateur.
3. Le travail thérapeutique : repérer les rôles devenus trop envahissants
L’analyse transactionnelle est une approche intéressante. Personnellement, je la couple aux blessures de l’âme, sujet qui pourra faire l’objet d’un autre article.
En analyse transactionnelle, Eric Berne a mis en lumière la notion de « scénario de vie » : dès l’enfance, nous recevons ou héritons de messages, souvent implicites qui sonnent comme des injonctions intérieures. Il évoque 5 types de messages : « Sois fort(e) », « fais plaisir », « sois parfait(e) », « dépêche-toi », « fais des efforts ». Ces injonctions nous ont souvent permis de survivre, de nous adapter, pour être aimé(e) dans un système familial donné. Avec le temps, elles s’inscrivent comme des automatismes inconscients. Elles façonnent des rôles que nous continuons de jouer. Cela se traduit dans notre façon d’être. Par exemple « sois fort(e) » fera que nous ne nous octroyons pas de moment de vulnérabilité, pas de répit, une difficulté à demander de l’aide.
À cela s’ajoute, une dimension transgénérationnelle : certains rôles ne nous appartiennent même pas, ils sont des « loyautés invisibles » envers la lignée. Par exemple, j’ai pu rencontrer lors de consultation des personnes qui me disaient : »Dans ma famille, on ne montre pas nos émotions », « chez nous, on ne demande jamais d’aide », « les femmes de la famille se sacrifient pour les autres ». Ces mémoires, conscientes ou non, peuvent façonner des rôles entiers comme être le pilier, la pacificatrice, l’invisible, la rebelle, que nous portons sans en avoir choisi le scénario.
Il ne s’agit pas ici de blâmer la famille, mais de prendre conscience de ces schémas présents et de se donner le choix de continuer ou non à le porter.
Le travail thérapeutique consiste alors à créer de l’espace entre la personne que nous sommes et le rôle que nous jouons. Quelques pistes concrètes que vous mettez peut-être déjà en œuvre :
Qui êtes-vous quand personne ne vous regarde ?
Que feriez-vous si vous saviez que vous ne pouvez décevoir personne ?
Qu’est-ce qui, en vous, est resté identique depuis l’enfance ?
L’écoute du corps : la fatigue chronique, les tensions, le sentiment de « jouer un rôle qui ne me va pas » se manifestent souvent dans le corps avant que le mental comprenne. Lors de mes accompagnements, je ressens votre corps. Il est un messager précieux.
Le travail sur les croyances limitantes sous-jacentes au rôle : « si je ne suis pas irréprochable, je ne vaux rien », « si je m’affirme, je vais perdre l’amour des autres », « si je me montre vulnérable on va profiter de moi »…
Lorsque ces rôles sont liés à des mémoires bloquantes (transgénérationnelles, vies antérieures, ou à des vœux et serments oubliés), un travail de libération énergétique (EFT, Theta Healing, canalisation) permet de relâcher la charge émotionnelle attachée à ces schémas, pour vous ne soyez plus sous cette influence. Le Tarot, la numérologie me permettent aussi d’identifier ces rôles, à travers l’échange que j’ai alors avec vous.
L’objectif n’est pas de les supprimer car ils sont utiles et même précieux. Il s’agit plutôt de passer d’un mode « je SUIS ce rôle, je n’ai pas le choix » à « je PEUX jouer ce rôle, par choix, sans m’y perdre ». C’est un déplacement, subtil mais profond, qui libère un espace immense de liberté intérieure.
Les accompagnements que je propose permettent de comprendre comment et pourquoi certains rôles ont pris une place disproportionnée et vous en dés-identifier en douceur.
4. Oui, habitons ses rôles sans nous y perdre
L’identité pourrait être vue comme une mélodie : l’essence en est la note fondamentale, celle qui donne sa couleur unique à toute une vie, quels que soient les instruments. Les rôles qui la jouent au fil du temps. La numérologie permet d’entendre cette note fondamentale plus clairement, à travers le chemin de vie et de repérer le timbre particulier de l’instrument que l’on présente au monde, à travers le nombre de personnalité. L’accompagnement aide à démêler les partitions héritées, familiales, éducatives, transgénérationnelles qui ont parfois pris toute la place, au point de faire oublier votre mélodie intérieure.
Ces deux approches ne s’opposent pas : elles se complètent. L’une éclaire ce que vous êtes venu(e) déployer ; l’autre vous aide à libérer le chemin pour que cela puisse enfin s’exprimer pleinement. Et c’est précisément la rencontre de ces outils (numérologie, tarot, thérapie brève, verbalisation EFT…) qui permet d’avancer vers une vie plus alignée : non pas une vie sans rôle, mais une vie où les rôles sont choisis par votre essence plutôt que de la masquer.
5. Numérologie, Tarot, la lecture d’âme, EFT, au service de votre Essence
La numérologie offre deux nombres particulièrement éclairants pour cette exploration : le chemin de vie et le nombre de personnalité.
Le chemin de vie représente la trajectoire profonde de l’incarnation : les leçons à apprendre, les qualités à développer, la « mélodie de fond » qui accompagne la personne tout au long de son existence, quels que soient les rôles qu’elle traverse. Il parle de ce que l’âme est venue vivre et déployer. J’ajoute pour ma part dans cette approche la numérologie spirituelle et Tarot karmique.
Le nombre de personnalité, représente l’image que la personne projette spontanément vers l’extérieur : la première impression qu’elle donne, le « masque social » avec lequel elle se présente au monde avant même d’avoir dit un mot. C’est, littéralement, le nombre du rôle, celui que les autres perçoivent en premier.
Lorsque le chemin de vie et le nombre de personnalité sont en résonance, vous avez le sentiment d’être « vue » pour ce que vous êtes réellement. Mais s’il existe un écart important entre les deux, vous vivez une forme de dissonance intérieure, un décalage entre ce que vous sentez être et ce que vous montrez.
Cet écart peut nourrir, sans que la personne en ait clairement conscience, un sentiment de décalage, voire de syndrome de l’imposteur : « les gens me voient comme quelqu’un de fort(e) et compétent(e), mais ce n’est pas (que) ça, moi ». La numérologie ne dit pas « voici qui vous êtes vraiment. Elle met des mots, une structure, à une intuition que vous portez déjà en vous sans réussir à la nommer. Cela ouvre alors la porte à un véritable mouvement d’alignement.
La lecture d’âme est aussi un outil magnifique pour explorer votre essence, les serments et vœux, les héritages transgénérationnels, ancestraux, voire vies antérieures. Elle révèle souvent ce que vous sentez déjà. Elle met en lumière ce qui était encore insuffisamment éclairé : votre Nature profonde.
Le Tarot est bien plus qu’un outil prédictif. Il ouvre la porte aux prises de conscience de nos énergies, contradictions inconscientes, ce qui nous freine, ce qui s’ouvre. Il est un outil fabuleux.
Enfin l’EFT m’accompagne pour vous permettre d’être autonome dans votre évolution et transformation. La prise de conscience est une première étape, se mettre en mouvement la seconde. L’EFT permet cela dans l’accompagnement Libération Karmique et prochainement un accompagnement en 4 rendez-vous.
Tous ces outils m’accompagnent pour être au plus juste avec vous. Mon canal et ma pratique de la thérapie brève viennent compléter mon approche pour vous permettre de vous révéler enfin pour retrouver l’alignement intérieur, rayonner et ETRE.
Retrouvez toutes mes prestations : https://lesmotsdetoname.com/mes-prestations/
Pour aller plus loin
Références bibliographiques
- Carl Gustav Jung, Dialectique du Moi et de l’inconscient — pour comprendre la notion de persona, ce masque social que nous présentons au monde.
- Donald W. Winnicott, Jeu et réalité — sur la distinction entre le « vrai self » et le « faux self » qui se développe pour s’adapter à l’environnement.
- Eric Berne, Des jeux et des hommes — la notion de scénario de vie et des injonctions reçues dans l’enfance, fondatrices de l’analyse transactionnelle.
- Anne Ancelin Schützenberger, Aïe, mes aïeux ! — un classique sur les loyautés familiales invisibles et le poids du transgénérationnel.
- Clarissa Pinkola Estés, Femmes qui courent avec les loups — une invitation poétique à reconnecter avec sa nature instinctive et profonde, au-delà des rôles imposés.
- Christophe Faure, Maintenant ou jamais
Références cinématographiques
- Persona (Ingmar Bergman, 1966) — une exploration radicale de l’identité, du masque et de la dissolution de soi.
- The Truman Show (1998) — un homme découvre que toute sa vie a été un rôle écrit par d’autres, et choisit de s’en affranchir.
- Pleasantville (1998) — des personnages enfermés dans des rôles figés redécouvrent progressivement leur individualité et leurs émotions.
- Wild (2014) — le récit d’une femme qui, après une perte majeure, part en randonnée pour se retrouver au-delà des rôles qu’elle a joués.
- Eat Pray Love (2010) — une femme quitte ses rôles de vie habituels pour partir à la recherche de son essence.
Et vous, si vous deviez retirer, l’un après l’autre, tous les rôles que vous jouez professionnel, familial, social que resterait-il ? C’est précisément cette question que nous explorons ensemble mes approches.
